Synopsis L'imposant météore de la foudre a toujours fortement impressionné l'esprit des hommes. Les nuées qui s'entr'ouvrent, et font jaillir subitement une éblouissante clarté ; le tonnerre qui retentit en roulements prolongés, et dont les échos répercutent au loin et redoublent les grondements sinistres ; la foudre qui s'élance en traits de feu, et porte sur son passage la destruction et la mort ; tout cet ensemble d'un phénomène effrayant et majestueux, a, de tout temps, exercé sur l'imagination une influence profonde. Dans l'enfance des peuples, avec les préjugés qui obscurcissaient l'esprit des sociétés primitives, on ne put s'empêcher d'attribuer à ce phénomène une source divine, d'y voir la manifestation du courroux des dieux. Ces signes effrayants qui brillaient au sein des airs, reproduisaient avec tant de fidélité tout ce qu'avaient évoqué l'imagination des poètes ou les menaces des prêtres, qu'il était presque impossible que l'on n'y trouv't point un témoignage du ciel armé contre la terre, ou l'indice de la présence des dieux irrités. Les anciens législateurs et les premiers rois, ne manquèrent pas de profiter largement d'un fait naturel qui prêtait tant de poids à leur autorité, qui retenait par la crainte les peuples dans le devoir, et qui était si propre à les maintenir dans une erreur favorable à leurs desseins politiques. Aussi voit-on cette idée de l'origine divine du tonnerre apparaître dès les premiers temps de l'humanité, se montrer uniformément au berceau de chaque nation, et persévérer chez les anciens peuples avec une constance invincible..., L'imposant m t ore de la foudre a toujours fortement impressionn l'esprit des hommes. Les nu es qui s'entr'ouvrent, et font jaillir subitement une blouissante clart ; le tonnerre qui retentit en roulements prolong s, et dont les chos r percutent au loin et redoublent les grondements sinistres; la foudre qui s' lance en traits de feu, et porte sur son passage la destruction et la mort; tout cet ensemble d'un ph nom ne effrayant et majestueux, a, de tout temps, exerc sur l'imagination une influence profonde. Dans l'enfance des peuples, avec les pr jug s qui obscurcissaient l'esprit des soci t s primitives, on ne put s'emp cher d'attribuer ce ph nom ne une source divine, d'y voir la manifestation du courroux des dieux. Ces signes effrayants qui brillaient au sein des airs, reproduisaient avec tant de fid lit tout ce qu'avaient voqu l'imagination des po tes ou les menaces des pr tres, qu'il tait presque impossible que l'on n'y trouv t point un t moignage du ciel arm contre la terre, ou l'indice de la pr sence des dieux irrit s. Les anciens l gislateurs et les premiers rois, ne manqu rent pas de profiter largement d'un fait naturel qui pr tait tant de poids leur autorit , qui retenait par la crainte les peuples dans le devoir, et qui tait si propre les maintenir dans une erreur favorable leurs desseins politiques. Aussi voit-on cette id e de l'origine divine du tonnerre appara tre d s les premiers temps de l'humanit , se montrer uniform ment au berceau de chaque nation, et pers v rer chez les anciens peuples avec une constance invincible...